Humour du dimanche
Mercredi, c’est le 1er juillet. Les premiers vacanciers vont arriver… On les appelle les juillettistes.
Le juillettiste veut juste se casser du boulot le plus vite possible, et s’il flotte un peu au début des vacances, ça ne le tuera pas. Il peut profiter de ses congés pour aller encourager les grimpeurs dans les étapes de montagne du Tour de France et rentrer à la maison pour profiter de son abonnement à une TV-Sports.
Le juillettiste est souvent un subalterne car le cadre dirigeant est en général un aoûtien. Il a posé ses vacances bien en avance, pour avoir un bon prix sur sa location, le sort de sa boîte en juillet, ce n’est pas son problème. C’est donc un mauvais citoyen. En plus, il n’attend pas que son gouvernement soit en vacances pour partir.
Toute l’année, ça ne se voit pas, mais, quand le juillettiste est de retour, l’aoûtien a l’air d’un cachet d’aspirine. Sans compter que le juillettiste profite de tarifs modérés en début de saison. Par conséquent, les aoûtiens sont moins nombreux chaque année, crise oblige…
Le juillettiste sait qu’il a raison. Et il pense que les aoûtiens voudraient être comme lui, c’est juste qu’ils n’ont pas le choix. Du coup, l’aoûtien, selon le juillettiste, se retrouve sur des plages surpeuplées et dans des chambres d’hôtel à plein tarif.
Le juillettiste et l’aoûtien sont d’accord sur un truc : les « hors-saisonnistes » sont vraiment des sales profiteurs. Et s’il y a trêve entre les deux clans, c’est pour dire du mal de ceux partis en Thaïlande en plein mois de janvier ou ceux revenus des Canaries en mars.





